acaba acaba acaba

ACABA

Association Culturelle Arménienne Bordeaux Aquitaine créée en 1979 régie par la loi de 1901, déclarée sous le n°12.088 répond à plusieurs objectifs ; culturels, religieux et humanitaires.

L’organisation actuelle du bureau de l’Association :

- Président : Guillaume Toumanian
- Présidents d’honneur : Anahit Santana
- Vice président d’honneur : Jacques Tournikian
- Trésorier : Anaïde Tchapoutian
- Secrétaire : Meguertich Koulakian

Association Culturelle Arménienne Bordeaux

« Nous avons un devoir de mémoire car chaque famille arménienne partage cette Histoire commune que nous devons préserver. A l’aube du centenaire du génocide arménien, nous devons être plus que jamais unis et entretenir notre « arménité ». Le rôle d’une association comme l’ACABA est de fédérer en engageant des actions culturelles et cultuelles qui perpétuent nos traditions ancestrales, lesquelles ne cessent d’être explorées, parfois même réinventées dans de nombreux domaines. Cette Culture continue à inspirer des générations d’arméniens mais aussi de non arméniens, et c’est à travers nos actions que nous souhaitons l’étendre vers un plus large public. » 

Les Arméniens à Bordeaux

Par Méliné Ristiguian

Bordeaux est un foyer véritablement mineur de concentration arménienne contrairement à Marseille, Lyon ou Paris. Arrivés dans la région dans les années 1920 au moment de l’exode en masse des arméniens en France, il faut tout d’abord savoir que les arméniens de la région Bordelaise, n’étaient à l’origine pas destinés à y rester ni à s’y installer durablement. En effet, après une période de transit  par le Port de Marseille, plusieurs familles prennent un chemin différent du reste de la communauté en partant à l’Ouest vers l’Atlantique.

Le but de ces arméniens était de rejoindre l’Amérique afin de construire une nouvelle vie ou retrouver de proches parents déjà installés là-bas. Ainsi plusieurs familles d’arméniens sont passées par Bordeaux afin d’embarquer et de partir en Amérique.

Il n’y a que très peu de famille, qui, dans les années 1920-1930 feront le choix de rester dans la région Bordelaise et de s’y installer définitivement, troquant leur rêve d’Amérique pour la douceur de vivre de la région.

Une dizaine de famille arménienne s’installe donc en périphérie de Bordeaux, dans la proche banlieue, à Cenon sur la rive droite de la Garonne, qui concentrait jadis de nombreuses usines et industries ayant besoin de main d’œuvre et représentant donc un potentiel « gagne pain » pour la communauté arménienne. Suite à la politique du grand retour instauré par Staline, quelques familles feront le choix de retourner en Arménie à la fin des années 1940.

Dans les années 1990, une nouvelle vague d’immigration arménienne arrive à Bordeaux suite à la chute de l’Union Soviétique. Ces familles ont une culture plus « russophile » que la première génération d’immigrant arménien ayant fuit le génocide.

A l’origine donc, regroupés à Cenon, les arméniens continuent toujours aujourd’hui de partager des liens privilégiés avec cette ville. Ainsi en 1986, la ville de Cenon a nommé une rue : « rue du 24 Avril 1915″  en référence à la date commémorative du Génocide Arménien. La ville de Cenon met également à disposition de la communauté Arménienne son monument aux morts ainsi que sa salle municipale pour la cérémonie du 24 Avril.

L’ACABA :

Dès la première vague d’immigration en 1920, les arméniens de Bordeaux se regroupent autour de cercles de paroles, d’associations informelles constituées en fonction des affinités. Il n’y a pas de réelle cohésion au sein de la communauté arménienne de Bordeaux. Pour cela, il faudra attendre la fin des années 70 et un événement majeur pour la communauté arménienne de la région bordelaise pour que naisse enfin une Association Arménienne dite neutre englobant ces différents cercles de paroles et constituant enfin une unité.

Cet événement, c’est la venue en 1979 du Catholicos Vasken Ier en France, venant à la rencontre des plus importants foyers de concentration arménienne.

VASKEN2Grâce l’impulsion d’un groupe d’arméniens composé des familles Tournikian, Ristiguian, Donikian et Meguerditchian, l’ACABA, Association Culturelle Arménienne de Bordeaux Aquitaine voit le jour en 1979. Le but est de regrouper au sein d’une association formelle les arméniens de Bordeaux afin de réunir toutes les conditions nécessaires à la venue du Catholicos à Bordeaux. La communauté se fédère donc autour de ce projet : la venue de Vazken Ier, patriarche suprême de tous les arméniens, représente un réel temps fort dans la vie des arméniens de Bordeaux compte tenu de l’importance de la religion dans la culture arménienne.

VASKEN4

 

VASKEN5Le Catholicos est donc reçu par les autorités publiques, notamment le Maire de l’époque : Jacques Chaban-Delmas dans les Salons de la Mairie de Bordeaux.

VASKEN-1er-1979Présidents successifs de l’ACABA depuis sa création en 1979 :
Torkom Mguerditchian, Marius Ristiguian, Anahit Santana, Jacques Tournikian, Harris Donelian, Anahit Tchapoutian et Guillaume Toumanian

 

5, 6 et 7 juin 2015 – Musée d’Aquitaine

BBA

Conférences, rencontres avril 2015

« L’Eglise d’Arménie, entre ciel et terre. Martyr, résurrection, modernité » 

par Philippe Sukiasyan, enseignant à l’Institut catholique de Paris

Malgré les grandes tragédies qui ont menacé son existence tout au long de l’histoire, l’Eglise apostolique arménienne a permis à son peuple de ne pas disparaître alors que bien d’autres nations de la région ne sont plus. Seule institution commune à l’ensemble des Arméniens à travers les âges, selon la formulation de l’historien M. Ormanian, elle a durant six siècles incarné « l’âme visible de la nation absente ». Depuis l’accession à l’indépendance de l’ancienne République socialiste soviétique d’Arménie en 1991, elle participe au renouveau de ce pays et doit dans la diversité des communautés de la Dispersion répondre aux défis du monde actuel.

« Migration traumatique et transmission d’espoir : une particularité arménienne ? » 

par Ivy Daure, psychologue clinicienne, chargée de cours à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2

La rencontre avec des représentants de la première et de la deuxième génération d’Arméniens nées en France, nous amène dans l’intime des relations entre parents et enfants ; dans un contexte migratoire traumatique, que certes entrave, chez certains, une expression aisée de l’avant migration, mais qui fait naître des nouvelles modalités de transmission de la vie, de l’espoir et de la réussite.

« Calouste Gulbenkian, une « success story » arménienne » 

par Anna-Maria Binet, professeur à l’Université Bordeaux-Montaigne

Calouste Sarkis Gulbenkian est né à Scutari,  le 23 mars 1869, au sein d’une famille arménienne et est mort à Lisbonne le 20 juillet 1955. Sa vie est un vrai roman, où il a joué plusieurs personnages, devenant très riche, surtout grâce au pétrole,  et laissant sa fortune à une Fondation dont le siège est à Lisbonne, ville où il s’installa,  en 1942, et jusqu’à la fin de la guerre.

« Artistes arméniens dans « la ville » (XIXe et début du XXe siècle) » 

par Varvara Basmadjian, historienne de l’art, Société des Etudes arméniennes

Vivre et créer à Istanbul ou Tiflis, foyers culturels et économiques au XIXe siècle, permet-il de se présenter comme artiste arménien ou entraîne-t-il une confusion identitaire ? L’accent sera mis sur Constantinople/Bolis avec des artistes tels que Megerditch Melkonian, Megerditch Givanian et Simon Agopian, et sur Tiflis avec Stepanos Nersessian et Guevork Bachindjaghian

« Mémoires paysagères de la Catastrophe » 

par Anouche Kunth, historienne, chargée de recherche au CNRS Laboratoire Migrinter UMR 7301 Université de Poitiers

Dans un monde où les violences défilent en flux continu sur les écrans, condamnant l’événement à n’exister que par le spectacle de l’information, besoin s’est fait sentir de renouveler le langage visuel sur le génocide des Arméniens, perpétré voici un siècle dans l’Empire ottoman. Pour rester en lien avec ce passé de plus en plus lointain, il fallait, en effet, aller au-delà de la reproduction invariable des rares images originelles. Donner au passé des formes intelligibles aux hommes du présent. Ou pour le dire autrement, créer les images manquantes.

S’appuyant sur une sélection d’œuvres visuelles, le propos s’intéressera au répertoire esthétique mobilisé par les artistes pour faire retentir aujourd’hui, une expérience catastrophique longtemps dissimulée à la claire conscience du monde.

« Traditions et modernité de l’agriculture arménienne. Le rôle d’une association (Caucase-Arménie-Plus) dans le développement des campagnes » 

par Françoise Ardiller-Carras, géographe, et Olivier Balabanian, professeur de géographie à l’Université de Limoges

Cette conférence reviendra sur les héritages du passé et les bouleversements de 1992 (Réforme agraire parcellisante totale), et présentera l’évolution actuelle tant sur le plan des structures agraires que sur celui de la production.

Projections

« L’arbre », film documentaire de Hakob Melkonyan, Cinergie Productions, 2014, 52 min / en présence du jeune réalisateur arménien Hakob Melkonyan

« C’est l’histoire de ma grand-mère Azniv Martirosyan. C’est elle qui m’a racontée pour la première fois l’histoire du génocide arménien. Le point de vue du film est l’histoire des enfants dont elle fut l’une des rares survivantes. Paroles et archives présentent comment les autorités turques avaient planifié le massacre d’un million et demi d’Arméniens dont 300 000 enfants ». Hakob Melkonyan est un jeune réalisateur arménien installé à Limoges depuis trois ans.

« Le Scandale Paradjanov ou La vie tumultueuse d’un artiste soviétique » (Ukraine/France/Géorgie/Arménie) co-réalisé par Olena Fetiseva et Serge Avédikian, 2013, 95 mn

En présence de Serge Avédikian

Sergueï Paradjanov était sans conteste l’un des plus grands maîtres du 7e Art arménien et l’un des cinéastes qui a marqué le XXe siècle. Né Sarkis Paradjanian en 1924 dans une famille arménienne de Tbilissi, en Géorgie, il a fait ses débuts en Ukraine et va, à travers son oeuvre, contribuer à dynamiser et à donner toutes ses lettres de noblesse au cinéma arménien. « Paradjanov » a reçu le prix du jury de la 24e édition du Festival du film d’histoire de Pessac en novembre 2013.
Une évocation de la vie mouvementée de Sergei Paradjanov, réalisateur soviétique d’avant garde, à la fois poète, plasticien et touche-à-tout opposé à toute forme d’autorité. Auteur de films cultes, dont Les Chevaux de feu et Sayat Nova, son anticonformisme et son désir d’indépendance, dans un pays qui refuse les artistes déviants, lui valent cinq années d’emprisonnement dans les geôles soviétiques. S’il en ressort meurtri, Paradjanov conserve pour autant son indéfectible sens de l’humour, son excentrisme et surtout sa passion pour l’art et la beauté.

Publications
Hayastan, pensées d’Arménie, livre de photographies sur l’Arménie, Riveneuve Editions – Paris, 15€
En vente à l’accueil du musée
PARTENAIRES
Les manifestations culturelles dans le cadre de l’évènement « Arménie(s) » sont organisées par le musée d’Aquitaine, le Réseaux Aquitaine pour l’Histoire et la Mémoire de l’Immigration, la Bibliothèque de Bordeaux, l’Association du Lien Interculturel Familial et Social et l’Association Culturelle Arménienne de Bordeaux Aquitaine.

      
AUTRES MANIFESTATIONS

La Bibliothèque Mériadeck propose également une programmation dans le cadre de la manifestation « Arménie(s) »
Bibliothèque Mériadeck / 3e étage / 85 cours du Maréchal Juin / 33000 Bordeaux

La bibliothèque propose une exposition d’objets (passeport, photos, livres, icône, etc…) appartenant aux familles arméniennes installées à Bordeaux et plus largement en Aquitaine depuis plusieurs générations qui ont été collectés par l’A.C.A.B.A., Association Culturelle Arménienne de Bordeaux Aquitaine aui réunit la communauté arménienne autour de manifestations et de rencontres.

Houri Varjabédian est née à Casablanca en 1955. Sa famille a toujours été très engagée dans la vie libanaise et arménienne. Elle s’est formée dans l’atmosphère d’une famille où la langue arménienne a toujours constitué un élément essentiel, le quotidien Haratch expédié depuis Paris s’avérant un lien inoubliable pour tous les membres de cette minuscule communauté du Maroc. Elle collabore à la collection «Arménies», puis «Diasporales» des Éditions Parenthèses avec la volonté de faire découvrir des écrivains arméniens en traduction et de créer un espace pour les nouveaux auteurs d’Arménie et de diaspora.

Autour de l’exposition d’objets collectés par l’A.C.A.B.A (passeport, photos, livres, icônes, etc…) appartenant à des familles arméniennes depuis plusieurs générations, la bibliothèque vous propose un moment d’échange et de discussion sur la culture arménienne.
Une dégustation de produits arméniens proposés par le restaurant Nour de Bordeaux vous permettra de découvrir la cuisine de ce pays riche en saveurs.

memoire arméniens de Bdx

Cinéma d’animation – Programme de projections en hommage à une figure méconnue du cinéma d’animation, l’Arménien Robert Sahakyants (1950-2009), créateur débordant d’inventivité et à l’ironie féroce. Présentation de la séance par Aramayis Mkrtchyan. Durée de la séance : 1h. Projections en VOSTFR

Par Christine Kiffer accompagnée par le musicien Gérard Der Haroutiounian.
Quand elle était petite, en Lorraine, sa mère d’origine arménienne lui racontait des contes étranges du fin fond des temps. Un jour, elle entreprend la narration d’un grand récit épique : l’épopée populaire arménienne « David de Sassoun ». Les Lions du Sassoun est un récit amoureux, épique et humoristique, une épopée aux multiples facettes, comme un reflet de l’aspiration des hommes qui l’ont racontée et transmise à vivre en paix. La fabuleuse épopée arménienne David de Sassoun est issue de la tradition orale populaire et aurait plus de 1000 ans.

Et à la Bibliothèque du Grand Parc
34 rue Pierre Trébod / 33000 Bordeaux

Exposition de photographies d’Antoine Agoudjian / Le cri du silence : Traces d’une mémoire Arménienne / du 3 au 30 avril 2015. Venez découvrir le travail photographique d’Antoine Agoudjian autour de l’Arménie à la bibliothèque du Grand-Parc ! Cette exposition vous est proposée dans le cadre de la manifestation Itinéraires des photographes voyageurs… Vernissage de l’exposition le Vendredi 3 avril à 16h30

11122078_802826463118897_1033001949_n

24 avril 2015, Cenon

11126902_805913366143540_534467182_n

« Hayastan, Pensées d’Arménie » Gaëlle Hamalian-Testud – Musée d’Aquitaine, 2 avril 2015

inauguration "Hayastan, Pensées d'Arménie" Musée d'Aquitaine

levon_au_doudouk_g._hamalian web

Actions Culturelles* :

*sélection
 

sarkis-21-01-2000-09-04-2001-photo-f-delpech-6352-jpg-513a19ee950b1

2000 : participation à l’organisation de Sarkis au CAPC de Bordeaux

tchakmakian-crepuscule2mouradian-1 mouradian-claire-armenie2009

2002 : conférences : Pascal Tchakmakian « Le crépuscule des Anges »  et Anahit Ter Minassian, Claire Mouradian historiennes

balabanian-olivier-armenie20062004 : conférence d’Olivier Balabanian, géographe

2005 : don d’une œuvre commémorative du peintre Guillaume Toumanian pour les 90 ans du Génocide Arménien de 1915, ville de Cenon

oeuvre commemorative G.Toumanian Cenon 2005
2007 : dans le cadre d’Arménie mon amie l’année de l’Arménie en France : exposition des gravures d ’Edgard Chahine (XIX°) et exposition de la Collection du Musée d’Art Moderne de Erevan à la Coupole de Saint-Loubès sous la direction artistique de Henric Iguityan conservateur du Musée d’Art moderne de Erevan.

ArmenieMonAmieEnric IGUITIAN

2007 : concerts de Rouben Elbakian, Eglise baroque Mably et Garik Djagarian, Eglise St Rémi à Bordeaux

Actions religieuses :

- Accueil du Catholicos Vasken 1er en 1979
- création d’une chorale (chants traditionnels)

CHORALE – Sourp Dznount (Noel)
- Sourp Zadig (Pâques)
- Fête des Saints traducteurs (les traducteurs de la Bible en langue arménienne)
- Voyages en Arménie

Actions humanitaires :

Récolte de dons suite au tremblement de terre de Spitak/Gumri en 1988
Implication lors du conflit arméno-azéris au Kharabagh dans les années 1990 en parrainant notamment un prisonnier de guerre.
L’association fait régulièrement parvenir des affaires collectées par les membres de l’association bénévoles à des orphelinats et des écoles en Arménie.

humanitaireParticipation de certains membres au Phonéthon, organisé par le Fond arménien de France.

COUV

voyages en Arménie

vidéo
ici

Are You a Human?

Enter the sum of 18 + 18 below to prove you are a human.